Coachs, levons-nous ! Pour un coaching engagé

Notre métier de coach s’est bâti dans les dernières décennies autour d’une intention fondatrice, d’un socle de compétences et d’un code de déontologie. L’intention fondatrice est celle de se mettre au service d’une personne, d’une équipe ou d’une organisation, pour leur permettre d’accéder à toutes leurs ressources et tout leur potentiel, en vue d’atteindre leurs buts, leur vision.  Cette posture, cette intention et ces compétences permettent encore chaque jour à des millions de personnes (managers, dirigeants, salariés etc.) de retrouver confiance en eux et d’accéder à de nouvelles possibilités créatives dans leur vie, avec leurs équipes et dans leur entreprise.  Il faut d’ailleurs souligner à ce sujet le rôle essentiel joué par les grandes fédérations mondiales de coachs (ICF, EMCC et SF Coach en France), qui ont permis à notre métier de se professionnaliser et d’atteindre la maturité que nous lui connaissons aujourd’hui. 

Pour autant, beaucoup d’entre-nous qui pratiquons ce métier avec passion depuis des années ressentons aujourd’hui une forme de malaise. Le sujet, c’est le fameux alignement dont nous parlons souvent quand il s’agit de nos clients, et au nom duquel nombre d’entre-nous avons jadis choisi de franchir le pas, pour donner plus de sens à notre action.

La question est : à quoi contribuons-nous en tant que coachs ?

Contribuons-nous à changer le monde, ou parfois (souvent ?) juste à rendre plus performantes des organisations dont l’impact global et long terme sur l’humain et sur la planète n’est pas positif ?

Un code de déontologie n’est pas un code éthique. Mais quel est justement le code éthique de notre profession ? A quoi voulons-nous contribuer, au fond ? Et quelles sont nos lignes rouges ?

Empowering the world, telle serait notre grande contribution, si l’on en croit la récente campagne de communication de la plus grande fédération de coachs au monde.

Serait-ce là notre mission ? Mais quel sens peut bien avoir cette idée si cette « puissance » est mise au service d’organisations dont les produits ou services ont pour effet à court, moyen ou long terme de détruire le vivant, et/ou contribuent à créer des besoins qui vont en réalité à l’encontre des besoins réels et fondamentaux des êtres humains ? Cette mission ainsi exprimée ne nous maintient-elle pas dans les anciens paradigmes du XXème siècle ?

Quelle part de l’énergie de notre magnifique profession est aujourd’hui réellement mise au service de l’émergence d’un monde nouveau, plus juste, plus durable, plus éthique ?

Quelle est la place de l’engagement dans notre métier ?

Face à l’urgence et l’ampleur du changement à opérer, je pense que notre profession est plus que jamais en capacité d’apporter une contribution majeure. Pour cela elle est invitée à franchir une nouvelle étape, vers un coaching engagé.

Un coaching engagé qui continuera à s’appuyer sur son exigence déontologique et sur ses compétences et outils puissants, mais qui se dotera désormais de repères éthiques universels pour orienter ses choix et son action.

Un coaching engagé qui assumera l’ambition forte d’accompagner l’émergence du monde de demain, notamment à travers le repositionnement en profondeur des entreprises autour d’une raison d’être constructive et porteuse pour tous, et la transformation des modèles économiques pour les replacer au service de l’humain et du vivant.

Un coaching engagé qui s’autorisera des choix (et des refus) conscients au sujet des missions sur lesquels il se positionne, avec l’intention et l’éthique comme boussoles.

Pour le dire clairement, l’urgence et l’ampleur du changement invitent à véritable repositionnement : celui des entreprises certes, des dirigeants également, mais sans aucun doute aussi de notre profession de coachs !

Et comme « rien n’est plus fort qu’une idée dont le moment est venu », nous assistons en France comme partout dans le monde à l’émergence d’un grand nombre d’initiatives qui pointent dans cette direction de l’éthique et de l’engagement, y compris de façon encore discrète au sein même de nos grandes fédérations.

Le projet Circle for future fait partie de ces initiatives, qui vise ici à proposer un concept très innovant de cercles de dirigeants et d’entrepreneurs. Il s’adresse à des dirigeantes et dirigeants en chemin, déterminés à agir maintenant au sein de leurs entreprises et organisations en conciliant sens, performance, impact positif et épanouissement personnel.  Des dirigeants qui, en rejoignant un cercle Circle for future (ou le parcours Diriger Autrement en  partenariat avec Serensys) se font le cadeau d’un véritable « lieu ressource » pour être soutenus, pour apprendre, être inspirés, mais aussi et peut être surtout pour évoluer et grandir en tant qu’êtres humains, et ainsi contribuer à réorienter ce qui demande à l’être.

Si vous êtes coachs et que ces questionnements résonnent en vous, nous vous invitons à nous rejoindre pour un workshop en ligne le 10 septembre de 14h à 17h. 

L’objectif de ce workshop est triple

  • Créer un cadre propice à des échanges en profondeur entre professionnels animés par ces mêmes questionnements et aspirations.
  • Vous faire découvrir et expérimenter la démarche Circle for future, qui combine les repères puissants de la Théorie U et du Leadership Ethique.
  • Plus spécifiquement, présenter le projet de constitution d’un premier cercle de « Coachs engagés ». Ouvert à des coachs expérimentés, ce cercle se donne à la fois pour objectif de soutenir une nouvelle étape de transformation personnelle, mais aussi de former les futurs accompagnants des cercles dirigeants et entrepreneurs.

Le workshop sera animé par Antoine Baron, coach certifié et fondateur de Circle for future, Gwenola Bliek, consultante en Leadership Ethique, et Daniel Poly, coach certifié et superviseur.

Renseignements et inscriptions « Pour un coaching engagé et contributif au monde » – Workshop en ligne (circleforfuture.com)

Découvrir le livre de Antoine Baron « LEVONS-NOUS. Être dirigeant au XXIème siècle ».